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L'IA pour étudier au Québec

L'IA pour étudier au Québec : usages, bénéfices et règles

De plus en plus d'étudiants québécois utilisent l'IA pour étudier. Bien utilisée, elle soutient l'apprentissage, mais comporte des risques et est encadrée par des règles. Vérifiez toujours la politique de votre établissement.

L'intelligence artificielle transforme les pratiques d'apprentissage au Québec. Si elle offre des atouts concrets — notamment pour des tâches exigeantes comme l'organisation ou la reformulation —, elle exige aussi vigilance, esprit critique et respect des cadres institutionnels et légaux.

Combien d'étudiants utilisent l'IA ?

Selon l'enquête NETendances 2025 sur l'IA générative (Académie de la transformation numérique, Université Laval), 74 % des internautes « aux études » au Québec déclaraient utiliser l'IA générative pour leurs travaux scolaires ou universitaires en 2025, contre 46 % un an plus tôt. (Académie de la transformation numérique, Université Laval, 2025)

Parmi les personnes qui utilisent l'IA générative, 84 % se tournent vers ChatGPT, 29 % vers Copilot et 22 % vers Gemini. (NETendances, 2025)

Un sondage mené pour Radio-Canada en 2024 auprès d'étudiants de cégeps et d'universités révélait qu'environ un étudiant sur trois admettait avoir déjà transgressé les règles (plagiat, tricherie) à l'aide de l'IA, une proportion atteignant 41 % chez les universitaires. (Radio-Canada, 2024)

Bénéfices pour l'apprentissage (et le TDAH)

  • Simplifier des textes, expliquer des concepts et générer des exemples, ce qui soutient la compréhension.
  • Fournir une rétroaction rapide sur un texte ou un raisonnement, utile à l'apprentissage autorégulé — à condition que l'étudiant valide et réfléchisse au contenu proposé.
  • Aider à planifier et structurer le travail (découper une tâche, organiser des notes), des aspects souvent exigeants pour les étudiants ayant un TDAH.

Les preuves scientifiques spécifiques au TDAH restent toutefois limitées : l'IA est un soutien, non un substitut aux stratégies validées et à l'accompagnement.

Les risques à connaître

  • Intégrité académique : un usage non encadré peut mener au plagiat ou à la tricherie. (Radio-Canada, 2024)
  • Exactitude : les outils d'IA générative peuvent produire des informations erronées (« hallucinations ») ; il faut toujours vérifier les faits.
  • Dépendance et effort cognitif : déléguer sa réflexion à l'IA peut réduire l'apprentissage réel si l'on ne s'approprie pas le contenu.

Les règles au Québec

  • Le gouvernement du Québec a publié un cadre de référence sur le déploiement et l'intégration de l'IA en enseignement supérieur (2023-2024), insistant sur l'alignement pédagogique, la formation aux usages responsables et la protection des données. (Gouvernement du Québec)
  • Depuis décembre 2025, un encadrement de l'IA générative dans l'administration publique (ministère de la Cybersécurité et du Numérique) s'applique aux organismes publics, dont les universités et cégeps : il interdit notamment d'entrer des données confidentielles dans des outils publics comme ChatGPT, exige une formation préalable et fixe une mise en conformité d'ici le 5 juin 2026. (Ministère de la Cybersécurité et du Numérique, 2025)
  • Pour le secteur scolaire, le ministère de l'Éducation a publié en 2024 un guide de référence sur l'utilisation de l'IA générative, axé sur un usage pédagogiquement pertinent, éthique et légal. (Ministère de l'Éducation du Québec, 2024)

Règle d'or : vérifiez toujours la politique de votre établissement et de chaque cours avant d'utiliser l'IA.

Par où commencer ?

Ciblez une tâche précise (par exemple reformuler un paragraphe ou générer un plan), validez toujours l'information produite, gardez votre esprit critique et respectez les règles de votre établissement.

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Questions fréquentes

Est-ce permis d'utiliser l'IA pour mes travaux ?

Cela dépend des règles de votre établissement. Le Québec encadre l'usage de l'IA en enseignement supérieur et interdit d'entrer des données confidentielles dans des outils publics comme ChatGPT. Utilisée pour comprendre et non pour remplacer votre travail, l'IA peut être légitime — vérifiez toujours la politique de votre cours.

Combien d'étudiants québécois utilisent l'IA ?

Selon NETendances 2025 (Académie de la transformation numérique, Université Laval), 74 % des internautes aux études au Québec utilisaient l'IA générative pour leurs travaux en 2025, contre 46 % un an plus tôt. ChatGPT domine (84 % des utilisateurs).

L'IA aide-t-elle vraiment les étudiants avec un TDAH ?

Elle peut soutenir l'organisation, la reformulation et la planification, des tâches souvent exigeantes avec un TDAH. Les preuves spécifiques au TDAH restent toutefois limitées : l'IA est un soutien, pas un substitut à l'accompagnement et aux stratégies validées.

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