Meta poursuivie : empreintes faciales et fonction jamais activée
D'après Plainte d'action collective Alvarez c. Meta Platforms, dossier 1:26-cv-10773 (district Nord de l'Illinois), 66 pages et Wired, compte rendu du dépôt de la poursuite contre Meta, relayé par Wired AI
Image : générée (Gemini)
Rédigé à partir de la source originale; chaque fait est vérifié contre le texte source.
À retenir
- NameTag n'a jamais été mis en service, et la plainte l'écrit elle-même. Ce qu'elle reproche, c'est que le code se trouvait déjà dans l'application compagnon des lunettes, téléchargée plus de 50 millions de fois, sans être activé.
- Une fois activé, selon la plainte, NameTag aurait transformé les visages captés par les lunettes en signatures uniques, puis les aurait comparées à des empreintes stockées sur le téléphone de l'usager, une base configurée pour recevoir des mises à jour de Meta.
- D'où viendraient ces empreintes ? La plainte avance qu'elles sont possiblement tirées des photos de Facebook et Instagram, et reconnaît que Meta n'a jamais divulgué quelles images ont servi. Elle vise aussi l'entraînement des modèles d'images Emu et Muse Image.
- Le fondement principal est la loi de l'Illinois sur les informations biométriques : politique de conservation publiée et consentement écrit éclairé avant toute collecte, dont la plainte dit qu'aucun n'existait. S'y ajoutent des demandes en droit californien.
- Meta a retiré le code de son application le lendemain du reportage de Wired, en soutenant que la fonction n'avait jamais existé puisqu'elle n'était pas offerte au public. Wired et des chercheurs externes l'avaient jugée techniquement fonctionnelle.
Pourquoi ça compte
La question posée ne porte pas seulement sur des données d'entraînement. Elle demande si le fait d'entraîner un modèle sur des visages crée, en soi, de l'information biométrique. Si un tribunal répondait oui un jour, la portée dépasserait largement Meta. Aucun tribunal ne s'est encore prononcé, et une fonction jamais activée reste une fonction jamais activée.
Citation
« Cette poursuite est sans fondement et présente faussement notre travail. Nous avons été transparents sur la façon dont nous utilisons les informations des gens pour bâtir et améliorer nos produits d'IA. Pour ce qui est de NameTag, rien n'a été livré aux consommateurs et aucune décision finale n'a été prise sur ce qu'il convient de faire, s'il y a lieu. » Un porte-parole de Meta, cité par Wired (traduit de l'anglais)
Ce que ça change au Québec
🇨🇦 Au Québec, ce qui est encadré, c'est la constitution d'une banque d'empreintes servant à établir l'identité des personnes, pas l'entraînement d'un modèle. L'article 45 de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information oblige à divulguer la création d'une telle banque à la Commission d'accès à l'information, au plus tard 60 jours avant sa mise en service. L'article 44 ajoute que nul ne peut exiger un procédé biométrique pour vérifier une identité sans l'avoir divulgué à la Commission et sans le consentement exprès de la personne.
Action concrète
Si une organisation québécoise exige une empreinte de votre visage ou de votre voix pour vérifier votre identité, elle doit l'avoir divulgué à la Commission d'accès à l'information et obtenir votre consentement exprès. C'est un point qu'on peut lui demander de confirmer.
Repères datés
- 4 juin 2026 - Wired révèle que du code de reconnaissance faciale se trouve dans l'application compagnon des lunettes de Meta.
- Juin 2026 - Meta retire ce code de son application, le lendemain du reportage, en soutenant que la fonction n'a jamais existé.
- 4 septembre 2026 - Dépôt de l'action collective à Chicago, dossier 1:26-cv-10773.
- 4 septembre 2021 - Début de la période couverte par la classe proposée dans la plainte.
Fondée sur la source originale
Sources
- Plainte d'action collective Alvarez c. Meta Platforms, dossier 1:26-cv-10773 (district Nord de l'Illinois), 66 pages : Document judiciaire lu en entier. C'est un acte de procédure d'une partie, pas une décision d'un tribunal.
- Wired, compte rendu du dépôt de la poursuite contre Meta
- Wexler Boley & Elgersma, communiqué annonçant le dépôt de la poursuite, 10 septembre 2026 : Émane du cabinet des plaignants, donc d'une partie au litige.
- Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information, articles 44 et 45 (LégisQuébec)
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